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VINYLE 
Album du groupe Opeth ‎– Pale Communion (2014) 8 Titres, disques 2X 33 Tours

  • Nombre de titres : 8
  • Année : 2014
  • Style : Rock
  • Label : Roadrunner Records

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Vinyle

Opeth ‎– Pale Communion

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les fans d’Opeth ne se posent plus la question de savoir si le nouvel album est “bon”, “sympa” ou mieux encore. L’interrogation qui brûle les lèvres est désormais : “Est-ce que cet album est metal ?”

Beaucoup de fans de la première heure attendaient le premier single “Cusp of eternity” avec impatience.

Nombreux furent ceux qui “lâchèrent l’affaire”. La déception de certains a aussi céder la place au bonheur d’autres : l’excellent “Heritage” avait une suite.

Autant spoiler tout de suite : il apparaît évident que le growl est absent de ce “Pale communion”. Il n’a pas sa place ici, tout simplement.

Cet album est dans la continuité du précédent et cette fois encore, la décennie 70’s demeure une énorme source d’inspiration. De quoi permettre aux plus jeunes de se pencher sur Deep purple (Uriah Heep pour le son de l’orgue et Goblin pour la piste du même nom) pour en savoir plus.

Des semaines d’écoutes intensives n’ont pas encore délivré tous les secrets de cet album qui ne manque pas de profondeur…du moins pour celui qui va s’y intéresser. Il convient avant tout d’adhérer au style de l’album.

Le son lui est plus clair, direct, moins vaporeux que sur “Heritage”. Cette petite rupture marque une nouvelle ambiance qui s’éloigne du psychédélisme classique. La pochette, bien différente en marque visuellement la volonté.

Suite logique de l’album de 2011, “Pale communion” reprend des sonorités empruntées à un passé de 40 ans, et au passé du groupe.

On reconnait immédiatement la patte des riffs d’Akerfeldt, les passades au piano et le travail harmonique entre les guitares (à noter que l’acoustique demeure l’atout charme du groupe). Cette personnalité maintenant bien connue s’agrémente de nouveautés, d’évolutions assez franches et marquées.

Lle travail du claviériste qui marque. Ambianceur, mais technicien, Svalberg démontre qu’il peut jouer très vite et très bien. Aux côtés du batteur et du bassiste, il habille la base des morceaux sans fioritures et sans étouffer. On retrouve aussi des gimmicks nés sur “Heritage” reconnaissables à la première écoute (pistes 1 et 6).

De quoi laisser un peu de place aux guitares et au chant.

C’est en cela que “Pale communion” se démarque de son prédécesseur. Il y a bien des passages à l’atmosphère étrange et psyché comme sur “Moon above, sun below”, mais le mélodique s’impose régulièrement et des petites touches presque orientales (ou hispanisantes) s’installent ça et là.

Les guitares habillent donc très bien des morceaux à l’ossature ciselée, fine.

Dans le fond les compositions sont relativement “courtes”. La tracklist sur la gauche vous laisse apprécier des durées qui, comme sur “Heritage”, donne du rythme, et une certaine vivacité.

Les morceaux défilent sans avoir le temps de devenir lourds, longs, pompeux.

Evidemment, cela n’exempt pas l’album de défauts sur lesquels nous allons revenir.

Mais “Elysian Woes” mérite un arrêt, un “thumb up” pour les nostalgiques.

Pour certains le prog’ est un désert dans lequel ce morceau serait une oasis. Ce titre bien calme rappelle l’univers de “Damnation” en acoustique, ou un morceau éclairé mais comparable à “Coil” (sur “Watershed”).

Cette douce pause n’est qu’une parenthèse que “Goblin” vient refermer. Ce morceau 100% prog’ 70’s (et muet) remet les points sur les “i” et nous ramène dans l’ambiance posée par les trois premières pistes. Une sorte d’interlude quasi-funky, en forme d’hommage au groupe italien du même nom.

“River”, le morceau qui suit, traverse deux décennies du rock et deux continents.

A la fois psyché 70’s, à l’anglaise, il tire aussi son influence sur le rock 60’s américain avec sa guitare à la Lynyrd Skynyrd. De quoi donner un côté assez épique au progressif. Une piste extrêmement marquante sur laquelle on ne s’ennuie pas, chaque minute ne ressemblant pas à une autre.

 

Elle laisse aussi entrevoir l’évolution d’Akerfeldt dans son chant (nous y venons enfin).

Exit le growl, faites vous une raison, le moustachu fait toujours des vocalises (et en fait des caisses) comme sur “Heritage”. Ces “hawhawhawhaha” très maniérés apparaissent régulièrement mais nous plongent dans le psychédélique.

Il a par contre beaucoup travaillé pour être à la fois plus doux (“River” ou “Faith in others”), plus agressif sur quelques phrases (“Voice of treason”, “Moon above, Sun below”) tout en restant dans le clair.

 

La nouveauté la plus flagrante se fait attendre sur les dernières pistes.

Un orchestre à cordes vient se poser sur des morceaux d’Opeth. Et ils n’ont pas faits le déplacement pour rien. Si son jeu se résume à quelques notes, elles suffisent à mettre une ambiance dure, presque sombre au contraire du dernier morceau que les violons introduisent avec douceur.

Lorsque se referme cet album, on reste sur l’idée que l’émotion reprend ses droits, elle qui avait un peu disparue au profit de la technique toujours parfaite du groupe. Cela n’efface pas les 45 minutes précédentes, qui découlent logiquement d’“Heritage”.

“Pale communion” est une sorte de “Damnation” version prog’. Il n’a rien de metal musicalement. Il porte pourtant en lui l’essence, l’atmosphère palpable, la tension aussi douce que malsaine que seul le metal peut offrir.

On peut par contre répondre facilement à la toute première question : oui cet album est “bon”, “sympa”…et même bien plus que ça.

Source : CoreandCo

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